La Jeune Fille Et Le Lion (Tilemẓit d yizem)
Contes en français / 17 octobre 2015

«Amacahu Rebbi ad tt-yesselhu,ad tiɣzif anect usaru» (Ecoutez, que je vous conte une histoire, Dieu fasse qu’elle soit belle, longue et se déroule comme un long fil). C’est l’histoire de la fille et du lion. Cette fille vivait avec ses parents dans une petite maison au milieu de la forêt. Elle allait souvent à la rivière pour puiser de l’eau. Un jour, à son retour, chargée de deux sceaux remplis d’eau, elle rencontra un lion. Celui-ci, gentiment lui proposa son aide. Mais la jeune fille refusa d’une manière très impolie et très vexante. Arrivée chez elle, très fière, elle raconta l’incident à ses parents. Ils la blâmèrent lui expliquant que l’on ne refuse pas une aide offerte aimablement et de surcroît de la part d’un animal aussi respectable que le lion. Elle ajouta qu’en fait c’était sa mauvaise haleine qui lui avait dicté ce comportement. Le lion qui était à côté de la maison, avait tout entendu… Les propos de la jeune fille le touchèrent profondément… Il s’en alla. Les jours passèrent lorsqu’une fois au même endroit, la jeune fille rencontra à nouveau le lion. Ce dernier lui dit : « Prends cette branche et frappe-moi très fort à la…

Le chêne de L’ogre (Tasaft n uwaɣzeniw)
Contes en français / 17 octobre 2015

Mon conte soit beau et se déroule comme un long fil ! L’on raconte qu’aux temps anciens il était un pauvre vieux qui s’entêtait à vivre et a attendre la mort tout seul dans sa masure. Il habitait en dehors du village. Et jamais il n’entrait ni ne sortait, car il était paralyse. On lui avait trainé son lit près de la porte, et cette porte, il en tirait la targette a l’aide d’un fil. Or ce vieux avait une petite fille, à peine au sortir de d’enfance, qui lui apportait tous les jours son déjeuner et son dîner. Aïcha venait de l’autre bout du village, envoyée par ses parents qui ne pouvaient eux-mêmes prendre soin du vieillard. La fillette, portant une galette et un plat de couscous, chantonnait à peine arrivée : « Ouvre-moi la porte, ô mon père Inoubba, o mon père Inoubba ! » Et le grand-père répondait : -Fais sonner tes petits bracelets, o Aïcha ma fille ! La fillette heurtait l’un contre l’autre ses bracelets et il tirait la targette. Aicha entrait, balayait la masure, serait le lit. Puis elle servait au vieillard son repas, lui versait à boire. Après s’être longuement attardée près de lui, elle…