Le rusé et Le simplet
Contes en français / 17 octobre 2015

Dans les montagnes de Kabylie vivaient un vieux et une vieille. Ils avaient 2 fils. L’un était rusé, l’autre simplet. Et oui c’est parfois comme ça dans une famille. Un jour le vieux père dit à ses fils : – Mes fils, nous sommes vieux et fatigués. Voilà venu le moment de nous venir en aide. Demain vous irez au champ pour retourner la terre à notre place. Le lendemain matin, le vieux leur remet deux pioches, la mère une sacoche contenant des olives et un morceau de pain pour le repas. Le chemin est long jusqu’au champ et il fait si beau. Alors, ils jouent tout le long du chemin à cache-cache et ils grimpent aux arbres pour dénicher des nids.., jouer donne faim. Ils s’installent donc pour manger les olives et le pain avant de repartir. Arrivés au champ, il fait trop chaud pour travailler. Alors les deux frères s’installent sous un olivier et font une grande sieste. : Hum! Quand ils se réveillent, la journée est presque finie : -Ah quoi bon travailler ? Alors, ils ramassent quelques branches de bois mort pour le feu et rentrent à la maison. Une fois arrivés, leur vieux père demande…

Le chêne de L’ogre (Tasaft n uwaɣzeniw)
Contes en français / 17 octobre 2015

Mon conte soit beau et se déroule comme un long fil ! L’on raconte qu’aux temps anciens il était un pauvre vieux qui s’entêtait à vivre et a attendre la mort tout seul dans sa masure. Il habitait en dehors du village. Et jamais il n’entrait ni ne sortait, car il était paralyse. On lui avait trainé son lit près de la porte, et cette porte, il en tirait la targette a l’aide d’un fil. Or ce vieux avait une petite fille, à peine au sortir de d’enfance, qui lui apportait tous les jours son déjeuner et son dîner. Aïcha venait de l’autre bout du village, envoyée par ses parents qui ne pouvaient eux-mêmes prendre soin du vieillard. La fillette, portant une galette et un plat de couscous, chantonnait à peine arrivée : « Ouvre-moi la porte, ô mon père Inoubba, o mon père Inoubba ! » Et le grand-père répondait : -Fais sonner tes petits bracelets, o Aïcha ma fille ! La fillette heurtait l’un contre l’autre ses bracelets et il tirait la targette. Aicha entrait, balayait la masure, serait le lit. Puis elle servait au vieillard son repas, lui versait à boire. Après s’être longuement attardée près de lui, elle…