Histoire du coffre
Contes en français / 30 juin 2017

Que mon conte soit beau et qu’il se déroule comme un long fil ! Il y avait un roi et ce roi avait un fils tendrement aimé qui lui dit : Roi mon père, laisse moi aller au marché et voir tes sujets. Fais selon ton plaisir, lui répondit le roi. Le prince s’en vint donc au marché et dit à tous les hommes : Vous ne vendrez ni n’achèterez, vous n’achèterez ni ne vendrez que vous n’ayez compris ces devinettes. La première : Quel est l’être qui , le matin, marche sur quatres pattes, à midi sur deux et le soir sur trois ? La seconde : Quel est l’arbre qui a douze branches et dont chaque branche porte trente feuilles ? Aucun ne sut répondre. Tous les hommes restèrent muets. Le marché se dissout. Une semaine tourna. Le jour du marché ramena le fils du roi. Il demanda : Avez-vous trouvé des réponses à mes devinettes ? Une fois encore tous se turent et se dispersèrent. Qui devait acheter n’acheta pas. Et qui devait vendre ne vendit pas. Le marché se défit. Or parmi ces hommes rassemblés se trouvait le surveillant du marché. Il était trés pauvre et…

Conte du Cadi des Merveilles
Contes en français / 5 février 2017

Une histoire, Dieu la fasse belle et bonne comme un ruban… Au sujet d’un homme qui avait trois femmes. Après une année elles eurent toutes trois un garçon, amayas, aksil et selyan. Leur père les éleva avec soin, ils grandirent et devinrent hommes. Lui il était extrêmement riche. Un peu avant de mourir il leur partagea ses biens. Dans un coffre il déposa un petit tas de pièces d’argent, un autre de terre, et un d’os. – Et puis il mourut. Ses enfants l’enterrèrent. Au retour du cimetière, ils ouvrirent le coffre pour voir ce que leur père leur avait laissé. Quel ne fut pas leur étonnement devant les trois petits tas. Ils se dirent les uns aux autres : « Celui qui prendrait le tas d’argent ferait tort aux autres. Et que faire de cette terre et de ces os ??.. Allons, ne touchons pas à l’argent avant de connaître l’avis du CADI DES MERVEILLES. Il a une grande expérience, il nous éclaircira tout cela. » Ils se préparèrent au voyage et partirent. Ils marchèrent longtemps et trouvèrent en chemin trois fontaines : les deux du bord étaient pleines et débordaient l’une dans l’autre, alors que celle du milieu était…

THAYAQOUT ou « La Perle rare »
Contes en français / 5 février 2017

Il était une fois, tout là- bas, entre les montagnes de l’Atlas et l’immense Sahara, une ravissante oasis appelée le royaume de Tafaska, c’est à dire le « don de Dieu », car il y faisait tellement bon vivre dans les villages et les sept cités, où les habitants étaient comblés de richesses et de paix. Amuqran, un roi bienveillant mais très âgé régnait depuis très longtemps déjà sur ce petit royaume de verdure, perdu dans les sables et l’aridité qui l’environnaient. Rien ne lui faisait tant plaisir que le bonheur de sa famille et de ses sujets, aussi croyait – il toujours leur faire du bien en les honorant de cadeaux fastueux, en érigeant des temples et des monuments splendides, pour être estimé des siens, étendre sa renommée bien au delà de ses frontières et ainsi rivaliser de faste et de grandeur avec les pays voisins, qui étaient bien plus grands et plus puissants que le sien. Jamais il ne lésinait sur les dépenses et si ce n’était la reine, une femme douée de sagesse et de bonté, le petit royaume aurait été ruiné depuis bien longtemps, endetté et annexé par ses voisins qui le convoitaient . Un beau…

M’kidech le nain rusé
Contes en français / 25 octobre 2015

A la montagne, vivait jadis une famille de paysans, dieu les a comblé de bonheur en leur donnant six garçons tous forts et vigoureux, le tableau s’annonce donc idyllique lorsque la mère tomba enceinte pour une septième fois, le père et les six frères étaient tous heureux et attendent l’heureux évènement avec impatience. Le jour de la naissance, la mère met au monde un petit être de sexe masculin de quelques grammes seulement. On dirait un petit oisillon sans plumes tellement il était petit, la famille était atterrée, car ce septième garçon n’augure rien de bon,  il va être la risée de la famille, et vu son état, on l’appelle M’kidech. M’kidech possède tous les abribus d’un petit garçon sauf la taille, il avance en âge, mais sa taille ne suit pas son âge,  a quinze ans on le prendrait pour un garçon de huit ans .Cependant, sa perte de taille est compensée par une espièglerie et une intelligence hors du commun. Un jour, après une très bonne récolte de blé et d’orge, le père décide de faire des cadeaux à ses sept fils, il se rend au marché et achète sept mules, or M’kidech savait déjà la surprise que…

La vache des orphelins (Tafunast n yigujilen)
Contes en français / 24 octobre 2015

Sur un lopin de terre grise arraché à la rocaille, vivait une famille de paysans. Oh ! Ils n’étaient pas bien riches, mais le père, la mère, la fille, Samra, et le fils, Yacine, étaient heureux d’être ensemble et s’étaient longtemps suffis de consommer les fruits et légumes qu’ils produisaient eux-mêmes. Les années fastes étaient rares, il ne pleuvait jamais assez pour leur permettre de vendre au marché un éventuel excédent des récoltes et d’améliorer ainsi l’ordinaire. En fait, la seule fois, depuis la naissance des enfants, où une telle occasion s’était offerte, ils en avaient profité pour acheter une belle vache, robuste et prodigue en lait. Depuis, le beurre et le fromage faisaient partie d’une alimentation jusque-là limitée aux œufs et aux produits de la terre. Dès lors, même si la viande était rare, tout le monde jouissait d’une bonne santé. Tout alla ainsi durant des années, mais le malheur s’en mêla : la mère tomba malade. On appela le rebouteux du village le plus proche ; on fit venir des talebs… mais rien n’y fit : le mal fut le plus fort, si bien qu’au sortir d’une nuit douloureuse, les deux enfants se retrouvèrent orphelins. On pleura longtemps la chère disparue, puis…

Conte du Chat
Contes en français / 17 octobre 2015

Mcahu tellem cahu. Que mon conte se déroule comme un fil. Un jour parmi les jours de Dieu. Un vieil homme avait un moulin, trois fils, un âne et un chat. Quand l’heure de la mort arriva, il réunit ses enfants et fit le partage : à l’aîné, il légua le moulin, au puîné le bourricot et au cadet le chat. Et il ne tarda pas à mourir. Les deux grands frères prirent sa place, le plus jeune au chat se dit : Aux aînés, il a laissé le moulin et l’âne. Ils peuvent s’associer ; l’un moudra le grain l’autre le transportera. Et moi, j’ai un chat. Qu’en ferai-je ? Si je le tue, je le mangerai en un repas… Si je le vends… qui achètera un chat ? Le chat était à coté et avait tout entendu. Il dit : -« Ne crains rien. Si tu suis mes conseils, tu ne manqueras de rien.  » Le jeune homme fut d’abord étonné : -« Louanges à Dieu qui fait parler les animaux !  » Puis répondit au chat : -« Même si je t’écoutais, que pourrais-tu changer pour moi ? Nous ferons ce que Dieu voudra bien permettre. » Il ajouta : -« Achète-moi…

La Jeune Fille Et Le Lion (Tilemẓit d yizem)
Contes en français / 17 octobre 2015

«Amacahu Rebbi ad tt-yesselhu,ad tiɣzif anect usaru» (Ecoutez, que je vous conte une histoire, Dieu fasse qu’elle soit belle, longue et se déroule comme un long fil). C’est l’histoire de la fille et du lion. Cette fille vivait avec ses parents dans une petite maison au milieu de la forêt. Elle allait souvent à la rivière pour puiser de l’eau. Un jour, à son retour, chargée de deux sceaux remplis d’eau, elle rencontra un lion. Celui-ci, gentiment lui proposa son aide. Mais la jeune fille refusa d’une manière très impolie et très vexante. Arrivée chez elle, très fière, elle raconta l’incident à ses parents. Ils la blâmèrent lui expliquant que l’on ne refuse pas une aide offerte aimablement et de surcroît de la part d’un animal aussi respectable que le lion. Elle ajouta qu’en fait c’était sa mauvaise haleine qui lui avait dicté ce comportement. Le lion qui était à côté de la maison, avait tout entendu… Les propos de la jeune fille le touchèrent profondément… Il s’en alla. Les jours passèrent lorsqu’une fois au même endroit, la jeune fille rencontra à nouveau le lion. Ce dernier lui dit : « Prends cette branche et frappe-moi très fort à la…

Le rusé et Le simplet
Contes en français / 17 octobre 2015

Dans les montagnes de Kabylie vivaient un vieux et une vieille. Ils avaient 2 fils. L’un était rusé, l’autre simplet. Et oui c’est parfois comme ça dans une famille. Un jour le vieux père dit à ses fils : – Mes fils, nous sommes vieux et fatigués. Voilà venu le moment de nous venir en aide. Demain vous irez au champ pour retourner la terre à notre place. Le lendemain matin, le vieux leur remet deux pioches, la mère une sacoche contenant des olives et un morceau de pain pour le repas. Le chemin est long jusqu’au champ et il fait si beau. Alors, ils jouent tout le long du chemin à cache-cache et ils grimpent aux arbres pour dénicher des nids.., jouer donne faim. Ils s’installent donc pour manger les olives et le pain avant de repartir. Arrivés au champ, il fait trop chaud pour travailler. Alors les deux frères s’installent sous un olivier et font une grande sieste. : Hum! Quand ils se réveillent, la journée est presque finie : -Ah quoi bon travailler ? Alors, ils ramassent quelques branches de bois mort pour le feu et rentrent à la maison. Une fois arrivés, leur vieux père demande…

Le chêne de L’ogre (Tasaft n uwaɣzeniw)
Contes en français / 17 octobre 2015

Mon conte soit beau et se déroule comme un long fil ! L’on raconte qu’aux temps anciens il était un pauvre vieux qui s’entêtait à vivre et a attendre la mort tout seul dans sa masure. Il habitait en dehors du village. Et jamais il n’entrait ni ne sortait, car il était paralyse. On lui avait trainé son lit près de la porte, et cette porte, il en tirait la targette a l’aide d’un fil. Or ce vieux avait une petite fille, à peine au sortir de d’enfance, qui lui apportait tous les jours son déjeuner et son dîner. Aïcha venait de l’autre bout du village, envoyée par ses parents qui ne pouvaient eux-mêmes prendre soin du vieillard. La fillette, portant une galette et un plat de couscous, chantonnait à peine arrivée : « Ouvre-moi la porte, ô mon père Inoubba, o mon père Inoubba ! » Et le grand-père répondait : -Fais sonner tes petits bracelets, o Aïcha ma fille ! La fillette heurtait l’un contre l’autre ses bracelets et il tirait la targette. Aicha entrait, balayait la masure, serait le lit. Puis elle servait au vieillard son repas, lui versait à boire. Après s’être longuement attardée près de lui, elle…

La tombe oubliée
Contes en français / 17 octobre 2015

Il y avait dans un pays deux frères : l’un était riche et l’autre n’avait pas devant lui le repas d’un soir. Un jour, les hommes sages allèrent trouver le riche et lui demandèrent : « Pourquoi n’aides-tu pas ton frère ? Il n’a rien alors que tu possèdes de grandes richesses. »Le temps passa et vint l’Aïd. Le riche dit à sa servante : « Voilà un mouton, un sac de semoule et un pot de beurre. Va les porter à la tombe oubliée. » La servante mit la semoule et le beurre sur l’âne, s’installa sur le bât après avoir passé une corde au cou du mouton. Elle se mit en route en se demandant comment elle reconnaîtrait la tombe oubliée. Elle se rendit dans un cimetière, avisa une tombe délabrée, y attacha le mouton, y déposa le sac et le pot et revint à la maison de son maître. Celui-ci lui demanda : « -As-tu fait la commission dont je t’avais chargée ? -Oui, Sidi. » Le temps passa. Les gens du village allèrent voir le pauvre et le questionnèrent : » – Ton frère a-t-il été généreux avec toi ? – Non », répondit-il. Ils retournèrent…